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Le don d'organes
en chiffre

Selon une enquête Eurobaromètre, les pays de l’Europe du Nord seraient les plus enclins à faire don de leurs organes, la Suède se situant en tête avec 81%. La Belgique se situe en troisième position avec 73%, la France 67% et le Luxembourg 62%. Les pays les moins favorables sont les pays d’Europe de l’Est, le chiffre le plus bas étant de 29% (Lettonie).


Quatre Européens sur cinq seraient favorables à la carte de donneur, les Français seraient 87%, les Belges 79% et les Luxembourgeois 73%, mais seuls 12% en possèdent une (les Luxembourgeois 14%, les Français 10% et les Belges 3%).

 

Le Parlement européen se prononce pour une action rapide en faveur des 40 000 patients européens en attente d'une greffe d'organe et pour lutter contre le trafic

L'Union européenne doit faire face à une pénurie de dons d'organes qui engendre une augmentation du trafic. Les socialistes français au Parlement européen ont soutenu le rapport du député communiste Adamos Adamou en rappelant quelques principes qui doivent guider la politique en matière de dons d'organe: anonymat, volontariat et gratuité.

La nécessité d'un cadre juridiquE 

Afin de garantir la qualité et la sécurité du don et de la transplantation d'organes, le Parlement européen appelle la Commission européenne à proposer une directive fixant les exigences de qualité et de sécurité pour le don, l'obtention, la vérification, la conservation, le transport et la distribution d'organes dans l'Union européenne et de se doter des ressources nécessaires.

Renforcer la coopération entre Etats

L'insuffisance du nombre d'organes humains disponibles pour la transplantation de patients, appelle un plan d’action communautaire. A la demande des eurodéputés, la Commission européenne est invitée à lancer une initiative en vue de renforcer la coopération entre États membres afin d'augmenter la disponibilité d'organes, l'efficacité et l'accessibilité des systèmes de transplantation.

Les pistes proposées par le Parlement européen pour augmenter la disponibilité d'organes dans l'Union européenne passent par des actions de sensibilisation et de formation du personnel médical et paramédical et des aides financières pour les hôpitaux chargés d'identifier les donneurs potentiels.

Le don d'organes: un acte gratuit et volontaire

Le Parlement européen a rappelé dans ce rapport une règle majeure d'éthique: le don d'organe doit rester un acte volontaire, excluant toute rémunération entre donneurs et receveurs. La Commission européenne et les Etats membres sont appelés à prendre des mesures pour prévenir le trafic d'organes et à protéger les "donneurs" les plus pauvres. L'existence de listes de prix des organes et d'un marché noir des organes, particulièrement dans des pays comme la Chine ou le Pakistan  souligne l'urgence d'un réel contrôle du trafic d'organes. Sur ce point, l'eurodéputée socialiste regrette vivement  "qu'Europol n'ait élaboré aucune enquête sur la vente et le trafic d'organes sous prétexte qu'il n'existe aucun cas avéré", alors que des rapports publics du Conseil de l'Europe et de l'OMS prouvent clairement que le commerce d'organes constitue également un problème pour les États membres de l'Union européenne".

Sensibiliser le public

Pour accroître la prise de conscience du public sur l’éventualité d’un don d’organe, le Parlement européen propose enfin de mettre en service une ligne téléphonique spéciale "transplantation", avec un numéro d'appel unique, gérée par l'organisme national de transplantation et pouvant, 24 heures sur 24, fournir rapidement des informations exactes et précises.

 
 

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