Dans un rapport adopté cette semaine en plénière, les députés se sont prononcé pour un renforcement du rôle de la société civile dans la lutte contre la consommation de drogues.
Les drogues en Europe
Le 21 novembre 2007, l'Agence européenne sur les drogues présentait aux députés un constat alarmant: près de 3 millions de personnes fument du cannabis tous les jours, ou presque. La France se trouve d'ailleurs en 3e position, derrière l'Espagne et la République Tchèque, en terme de consommation de cette drogue (soit 16,7% des 15-34 ans).
Concernant la cocaïne, l'agence estime que 4,5 millions d'européens en ont consommé en 2006, et ajoute que la saisie aux frontières a atteint des records.
Plus grave, le taux de mortalité des toxicomanes n'a pas baissé malgré les actions de l'Union européenne. Entre 7000 et 8000 personnes meurent chaque année d'overdose ou d'empoisonnement lié à la consommation de stupéfiants.
Prévenir et guérir
Priorité est faîte aux stratégies de prévention en coopération avec les associations d'élèves, de parents, d'enseignants, et aux actions d'information sur les risques liés à l'utilisation de drogues. Prévenir et guérir, car les députés souhaitent améliorer l'accompagnement des toxicomanes vers une réinsertion sociale souvent très difficile. L'Union devra s'occuper plus particulièrement des enfants des rues et des familles défavorisées, ces populations nécessitant d'un accompagnement qui passe par des projets de réinsertion spécifique.
L'action exterieure
L'Union européenne doit aussi mettre en œuvre une politique extérieure de lutte contre les drogue auprès des pays producteurs. A cet effet, de nombreuses ONGs européennes montrent la voie en travaillant pour la reconversion de cultures locales à des fins médicales, à l'instar du projet "Le pavot pour la médecine" qui vise à diriger la culture du pavot en Afghanistan vers la production d'analgésiques licites à base d'opium.