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OGM

29/03/07 - Produits Bio et OGM restent incompatibles

Le Parlement Européen vient de statuer sur une réglementation plus stricte des produits biologiques en fixant le seuil d’OGM autorisé dans les produits BIO au premier seuil détectable de 0,1% même en cas de contamination fortuite. La Commission européenne a en effet décidé de réexaminer la législation européenne sur l'agriculture et la production alimentaire biologique, qui datait de 1991.
Pour Françoise Castex, il est en important que e Parlement européen puisse garantir des standards élevés de l'agriculture biologique et plus encore qu’il renforce la réglementation sur la question des OGM".

DEFINITION D'UN CADRE UNIFORME AN MATIERE D'AGRICULTURE BIO

Alors que la demande des consommateurs de produits biologiques ne cesse d'augmenter, l'agriculture biologique européenne ne représente que 3,6% de la superficie agricole utilisée. Cette demande des consommateurs se trouve donc de plus en plus satisfaite par des produits d'importation, ce qui pose donc autant de problèmes de contrôle, de certification et d'étiquetage. La Commission avait donc lancé un Plan d’action européen en matière d’alimentation et d’agriculture biologiques en Juin 2004 qui impliquait d'apporter des modifications au règlement de 1991 afin de clarifier les principes et objectifs de l'agriculture biologique en complétant les normes et en augmentant l'efficacité des dispositions en matière d'importation.  

Ce Plan a donné naissance à un nouveau règlement en matière d'agriculture et de production biologique proposé par la Commission en Décembre 2005. Or il supprimait la possibilité pour les Etats membres d'appliquer des normes plus strictes que les normes communautaires et surtout continuait d'autoriser un seuil élevé de tolérance aux OGM ainsi que l'utilisation de pesticides dans certaines conditions. La proposition de la Commission portait ainsi clairement atteinte à l'identité de l'agriculture biologique et "ruinait cette agriculture sous couvert de la promouvoir". 

LA REPLIQUE DES PARLEMENTAIRES EUROPEENS

Face à ce manque d'ambition et de rigueur de la part de la Commission en matière d'agriculture biologique, l'auteur du rapport de consultation du Parlement européen, Marie-Hélène Aubert (Vice-Présidente du groupe des Verts au Parlement européen), et les eurodéputés socialistes ont montré leur volonté de promouvoir des produits 100% bio. La Commission de l'Agriculture puis l'ensemble des parlementaires réunis en session plénière ont donc répliqués en adoptant un nombre important de mesures afin de protéger et de mettre en valeur l'agriculture biologique.
 

  • Eviter toute contamination par les OGM

L'agriculture biologique, pour préserver sa valeur-ajoutée par rapport aux autres produits et susciter la confiance des consommateurs, ne peut contenir ni OGM ni pesticides. Or la Commission européenne, dans sa proposition de règlement, autorisait un seuil de "contamination accidentelle" fixé à 0,9%, suscitant ainsi la colère de nombreux partisans du BIO, que le soutien de la rapportrice (pourtant des Verts) à cette proposition n'a fait qu'accroître. La pétition lancée par l'association Nature et Progrès Belgique, France et Espagne avait recueilli 60.000 signatures. Les parlementaires socialistes ont réussi, lors de ce vote en plénière, à faire adopter un amendement exemplaire qui abaisse le seuil de contamination accidentelle autorisée à 0,1%, soit le minimum détectable. L'adoption de cet amendement constitue donc une véritable victoire pour l'agriculture Bio et pour ceux qui se battent pour la défendre.  

  • Normes renforcées et dérogations limitées

Outre le rétablissement de l'autorisation pour les Etats d'appliquer des normes nationales plus élevées que les normes européennes, les parlementaires se sont également prononcés pour un encadrement plus stricte de l'utilisation de produits phytosanitaires et de traitements vétérinaires et des dérogations nationales. 

  • Logos et étiquetage

Afin de mettre en valeur l'agriculture bio face au reste des produits, les eurodéputés ont également adopté de nouvelles mesures d'étiquetage: ainsi, l'utilisation du logo communautaire serait rendu obligatoire au lieu de facultatif sur les produits provenant à 95% de l'agriculture bio. Cela permettra notamment aux consommateurs de mieux se repérer. Ceux-ci devront être également informés, à travers l'étiquetage, du pays d'origine des produits.  

  • Contrôles renforcés, y compris sur les importations

Les parlementaires européens se sont également prononcés pour un système d'inspection permettant la traçabilité des produits à tous les stades et un contrôle renforcé, y compris sur les produits importés lors de la certification afin de garantir que les produits importés étiquetés bio respectent les normes communautaires.

  • Au-delà de la production, réglementer l'ensemble de la chaîne alimentairee

Les députés ont aussi obtenu que le règlement soit étendu à l'ensemble du secteur de la restauration collective (traiteurs, cantines, restaurants et autres prestataires de services de restauration similaires).

Plus généralement, outre la production, la transformation, l'emballage et l'étiquetage des produits, la nouvelle réglementation devrait aussi concerner le conditionnement, la fabrication et le magasinage, selon les députés.

Les parlementaires européens, au premier rang desquels on compte les socialistes européens, ont donc permis de réglementer de manière plus stricte la production et la distribution des produits issus de l'agriculture biologique afin de promouvoir une vision  équilibrée et globale du cycle naturel de vie des plantes et des animaux.

 

QUELLES CONSEQUENCES APRES CE VOTE?

Malgré l'adoption de ces mesures, les parlementaires ont décidé de ne pas procédé au vote final de leur résolution. En effet, les députés réclament que le règlement puisse être établi par voie de codécision entre le Parlement européen et le Conseil des ministres de l'UE, ce qui donnerait un pouvoir décisionnel plus important au Parlement au lieu de la simple procédure de consultation actuellement décidée par la Commission. Les eurodéputés relèvent en effet que ce texte couvre notamment la production et la distribution de denrées transformées sur le marché intérieur régies par cette procédure de codécision, et pas seulement la production agricole soumise à une simple consultation du PE.

Devant le refus de la Commission européenne de changer la base juridique du texte, les parlementaires ont décidé de se donner davantage de temps pour essayer de la convaincre en renvoyant le dossier en commission de l'Agriculture.

Le vote d'aujourd'hui constitue donc une double victoire pour de nombreux députés, dont Françoise Castex : "C'est tout d'abord une avancée pour la promotion et la protection de l'agriculture biologique. C'est aussi une victoire parlementaire puisque les députés ont décidé de s'opposer à la tentative de la Commission de s'approprier le pouvoir décisionnel sur une question aussi importante, méprisant encore une fois l'institution représentative des citoyens".


 

12/12/06 - OGM : Bruxelles demande des
sanctions financières contre la France

La Commission européenne a demandé, mardi 12 décembre, à la Cour de justice européenne d'infliger à la France une amende de 38 millions d'euros plus une astreinte journalière de plus de 360 000 euros pour violation de la législation européenne sur les OGM. 

La France est menacée de cette lourde sanction financière en raison de la non-transposition d'une directive européenne adoptée le 17 avril 2001 relative à l'autorisation et au contrôle de la dissémination des OGM dans l'environnement. Il faut noter que la France a déjà été condamnée par la Cour de Justice européenne, le 15 juillet 2004, pour un grave retard dans cette transposition qui aurait dû survenir au plus tard le… 17 octobre 2002 ! 

Vide juridique en France
Depuis l'adoption d'une nouvelle législation européenne sur les OGM en 2001, les différents gouvernements qui se sont succédés en France n'ont pas réussi à établir le cadre juridique indispensable sur ce sujet sensible qui divise semenciers et quelques scientifiques d'un côté, associations écologistes ou de consommateurs de l'autre. Le vide juridique actuel a pour effet de laisser les firmes pro-OGM polluer sans vergogne l'environnement alors que plus de mille hectares de maïs transgénique sont cultivés en France. La coexistence des cultures traditionnelles avec les cultures de plein champ de produits transgéniques ne font toujours pas l'objet de sérieuses études publiques concernant les risques encourus pour la santé et l'environnement.
Les autorités françaises espèrent néanmoins encore échapper aux sanctions financières demandées par la commission européenne grâce aux délais de saisine de la justice communautaire qui pourrait rendre son jugement à la fin de l'année 2007, soit bien après...les élections présidentielles. 

Les européens contre l'utilisation d'OGM
Selon l'Eurobaromètre de 2006, la majorité des citoyens européens reste opposée à l'utilisation d'OGM. Certains pays, comme l'Autriche, la Pologne ou l'Allemagne, ont même créé des zones interdites aux OGM sur leur territoire national.  

Au niveau européen, un rapport du député finlandais Mr Virrankoski relatif aux biotechnologies sera présenté au vote de la Commission de l'agriculture en janvier 2007. Le projet de rapport rendu public le 21 novembre 2006 est très éloigné des préoccupations des défenseurs de l'environnement comme des consommateurs puisqu'il  est ouvertement axé sur la promotion des OGM.
Françoise Castex espère que lors du vote du rapport prévu lors de la session plénière de mars 2007, les parlementaires sauront être les dignes représentants de l'opinion publique européenne et les garants du principe de précaution.

 

06/06/05 - OGM

En tant que Députée européenne socialiste, très concernée par les atouts de l’agriculture de notre région, Françoise Castex défend l’approche scientifique, des choix politiques clairs et une information transparente des consommateurs.

Oui, il faut aider les scientifiques à apporter des réponses construites à la question des OGM. Mais la science n’est libre que si les résultats des travaux de recherche ne sont pas soumis à la pression des indices boursiers. Je soutiens donc la recherche publique en la matière. 

Oui, il faut que les méthodes de recherche ne compromettent pas l’avenir. Tant que les mécanismes de contamination (pollens,…) ne sont pas maîtrisés, on ne peut autoriser les essais en plein champ qu’avec des conditions rigoureuses de sécurité. Or, il n’y a pas actuellement de cadre réglementaire à la hauteur des interrogations des scientifiques, pour ce qui concerne la coexistence des cultures transgéniques et des cultures traditionnelles.

Oui, les consommateurs doivent être respectés. IIls doivent pouvoir savoir s’il y a  ou non des OGM dans les produits qu’ils achètent, mais la législation européenne relative à la traçabilité et à l’étiquetage est encore notoirement insuffisante.

Députée européenne socialiste, Françoise Castex refuse de soumettre les questions de santé publique et d’environnement à la seule logique libérale de l’OMC, c’est la raison pour laquelle elle est signataire de la Déclaration écrite sur les denrées alimentaires, les semences et le fourrage génétiquement modifiés (Voir Pour en savoir plus).

 

 

 

 

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