Accueil » Parlement européen » International » Palestine
PALESTINE

11/10/07 - Explication de vote sur la résolution relative à la situation humanitaire à Gaza

Françoise Castex a voté en faveur de la résolution relative à la situation humanitaire à Gaza. Préoccupée par la dégradation des indicateurs sanitaires en Palestine et consciente des difficultés inhérentes à la fermeture des postes-frontière qui ont interrompu l'activité économique et la libre-circulation des marchandises, l'eurodéputée socialiste demande que l'aide d'urgence et l'aide humanitaire puissent se poursuivre sans rencontrer d'obstacles.

L'eurodéputée socialiste française dénonce les conditions de vie de plus en plus difficiles qui sévissent à Gaza: le blocus empêchant la circulation des personnes et des biens, la privatisation partielle de l'accès à l'eau, des produits alimentaires et de l'électricité, la destruction des terres agricoles, des services de base comme la collecte des déchets qui ne fonctionnent plus correctement, au bord de la rupture.

Pour Françoise Castex, il est urgent que les droits de l'homme soient pleinement respectés dans cette zone et demande l'organisation d'une conférence de paix internationale afin d'instaurer une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens; une paix fondée sur les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, sur le droit d'Israël à vivre à l'intérieur de frontières sûres et reconnues et sur le droit des Palestiniens à un État viable.

 



18/03/07 - Un nouvel espoir pour le Proche-Orien

Les mouvements palestiniens Fatah et Hamas, réunis à la Mecque, sont parvenus jeudi à un accord sur un gouvernement d’union nationale et sur son programme politique.

La formation d’un gouvernement d’union nationale soulève un nouvel espoir au Proche Orient car cela pourrait mettre un terme aux affrontements interpalestiniens qui ont fait plus de 300 morts l’an passé. Il devenait de plus en plus évident que l'opinion publique palestinienne renvoyait dos à dos les protagonistes du Hamas et du Fatah, que l'un ni l'autre ne sortirait vainqueur de ce conflit et que la guerre civile menaçait. Hamas et Fatah se sont enfin entendus sur un gouvernement qui a prêté serment devant le Conseil législatif palestinien samedi 17 mars afin de mettre un terme aux combats et faire renaître l’espoir dans cette région du monde.

Depuis mars 2006, date de la formation du gouvernement par le Hamas, le monde palestinien se trouve dans une situation catastrophique du point de vue politique et humanitaire mais surtout d’un point de vue international. L'accord de la Mecque indique que le nouveau gouvernement "respectera" les accords passés conclus par l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), cela signifierait de fait la reconnaissance de l'Etat d'Israël par le Hamas. Les palestiniens espèrent donc aujourd'hui que cette initiative pourra entraîner la levée de l’embargo financier imposé par les puissances occidentales qui somment le Hamas de renoncer à la violence et de respecter les accords israélo-palestiniens conclus jusqu’ici, c'est-à-dire de reconnaître l’existence de l’Etat juif.

 

La satisfaction de l'espoir soulevé dépendra pour beaucoup de l'attitude internationale. L'inaction politique américaine volontaire sur le conflit israélo-palestinien comme l'impuissance affichée de l'Union européenne ne peuvent perdurer. La rupture des contacts de l'Union européenne avec l'autorité palestinienne ainsi que la suspension des aides directes européennes aux territoires depuis la victoire du Hamas aux élections législatives (dont on ne peut contester le caractère démocratique) participent à la détérioration de la situation palestinienne. Françoise Castex, membre de la délégation interparlementaire auprès du Conseil législatif palestinien, souhaite que l'Union européenne salue comme une avancée historique la ratification des accords de la Mecque et la formation de ce gouvernement d'union nationale. Les opinions publiques européennes sont sensibles à ce conflit et unanimes dans leur volonté de voir l'Europe accompagné la relance du processus de paix.
 

"L'Europe doit agir : elle doit organiser une conférence internationale pour évaluer la nécessité d'envoyer une force d'interposition entre Israël et les territoires palestiniens et soutenir les initiatives pour une paix durable et juste, elle doit rétablir les aides directes à l'autorité palestinienne et encourager l'échange des prisonniers politiques israéliens et palestiniens" déclare Françoise Castex. Elle ajoute "le conflit au Proche Orient est le point nodal des relations entre le monde occidental et le monde musulman, il faut donc agir de manière urgente afin d'éviter un embrasement régional qui menacerait la sécurité de l'ensemble de la planète, l'Europe est désormais face à ces responsabilités".

16/11/06 - Palestine : Les condamnations fermes doivent maintenant entrainer des initiatives politiques fortes

Les dernières agressions israéliennes dans la bande de Gaza signalent un durcissement du conflit israélo-palestinien. Pour Françoise Castex, « la communauté internationale doit maintenant intervenir de manière forte. Les appels récurrents à la modération dans les prises de position « équilibrées » ne sont plus de mise face à la gravité de la situation de la population palestinienne ».

Depuis plusieurs mois déjà, l’armée israélienne poursuit des opérations d’incursion militaire dans la bande de Gaza pour mettre fin aux tirs de roquette visant Israël alors que la crise humanitaire, politique et sociale en Palestine ne cesse de s’aggraver. C’est lors d’une de ces opérations qu’a eu lieu la « bavure » de Beït Hanoun, un village au nord de Gaza. Mercredi 8 Novembre, alors que les habitants venaient de subir cinq jours d’offensive militaire, 18 nouvelles personnes ont été tuées, parmi lesquelles sept enfants et quatre femmes. Si le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, a demandé la mise en place rapide d’une enquête sur les causes du drame et ordonné l’arrêt momentané des tirs d’artillerie dans le secteur de Gaza, le Premier ministre israélien a assuré que cet événement était dû à une « erreur technique » de la part de l’artillerie israélienne.
Malgré la vive condamnation de l’ensemble de la communauté internationale face à ce qui constitue une nouvelle atteinte aux droits de l’homme et une violation de la convention de Genève, aucune résolution n’a été adoptée par l’ONU pour condamner l’attaque de Tsahal. Le peuple palestinien se tourne donc aujourd’hui vers la communauté européenne pour répondre à la situation d’urgence en Palestine.

Le Parlement adopte une nouvelle resolution

En réponse à cette nouvelle escalade de la violence freinant d’autant plus le processus de paix, le Parlement a voté ce jour une nouvelle résolution afin de souligner la gravité de la situation et l’urgence de rétablir un dialogue pour relancer le processus de paix.
Dans cette résolution, les parlementaires s’indignent devant ce nouveau massacre et rappelle les éléments de la profonde crise humanitaire et sociale dans les territoires palestiniens qui, aujourd’hui, a atteint un « niveau catastrophique »: infrastructures, hôpitaux, écoles détruits, accès à l’eau, à l’électricité et à l’alimentation coupé, destruction de toute agriculture viable et enclavement de la bande de Gaza. Dans une résolution du Parlement européen adopté le 1er juin 2006, les parlementaires dénonçaient déjà la situation.
Dans ces conditions, il est clair que les droits fondamentaux des populations ne sont déjà plus respectés depuis longtemps, ce qui constitue une violation flagrante du droit international. Cette politique ne peut avoir que des effets dévastateurs pour la stabilité de l’ensemble de la région. L'augmentation des violences militaires envers des civils est totalement disproportionnée et injustifiée au regard du droit international et menace les efforts effectués par l’autorité palestinienne pour mettre en place un nouveau gouvernement d’unité nationale.

Le Parlement européen exhorte une nouvelle fois le gouvernement israélien d’arrêter ses opérations militaires dans la bande de Gaza et de stopper toutes ses actions de provocation dans les territoires palestiniens, parmi lesquelles la construction du mur, l’implantation de nouvelles colonies et les opérations de destruction des habitations palestiniennes. Israël doit également lever le blocus économique et rétablir la liberté de circulation des populations palestiniennes afin de permettre à l’économie palestinienne de se développer car la montée du terrorisme et la radicalisation de la population palestinienne se nourrit avant tout de la crise sociale qui touche les territoires.
 

Avec 87% de chômage, des revenus fiscaux permettant d’assurer la continuité des services publics (notamment de la police, des écoles et des hôpitaux) bloqués par Israël et l’impossibilité d’exporter sa production, les territoires palestiniens subissent aujourd’hui une véritable asphyxie économique. Ainsi, l’autorité palestinienne subit une érosion de son pouvoir et de sa légitimité tant au niveau politique et économique que militaire. 
La résolution adoptée par le Parlement exhorte également Israël à libérer les ministres et députés palestiniens aujourd’hui retenus dans les prisons israéliennes afin de permettre aux représentants palestiniens issus du suffrage universel de pouvoir gouverner et œuvrer à la mise en place de solutions rapides pour les populations.
 

Face au blocage total du processus de paix et à l’envenimement de la situation, Françoise Castex en appelle à la responsabilité de la communauté internationale de réagir, tout d’abord en prenant une position « claire et ferme » dans ce conflit en adoptant une résolution à l’ONU, chose qui n’a toujours pas été faite compte tenu du refus opposé par les Etats-Unis.

Une mobilisation indispensable de la communauté européenne

Dans cette mobilisation de la communauté internationale, la communauté européenne devra jouer un rôle central, tout d’abord en faisant adopté une position commune par le Conseil européen afin de faire entendre la voix des européens dans le concert international et promouvoir une vision plus juste et rééquilibrée du conflit dans le but d’aboutir à une paix juste et durable. L’Union européenne ne peut plus être absente du processus de négociation et doit se montrer à la hauteur des espoirs que place aujourd’hui en elle la population palestinienne afin de relancer la feuille de route, depuis trop longtemps oubliée. En ce sens, Françoise Castex se félicite que "pour la première fois, le Parlement appelle à la mise en place d’une force d’interposition multinationale, sur l’exemple de celle mise en place au Liban, afin de stopper les attaques visant les civils et leur assurer une protection", solution qu'elle appelle de ses vœux depuis longtemps. L’Union doit également jouer son rôle humanitaire en augmentant l’aide médicale apportée à la population palestinienne. Elle doit enfin rétablir l'intégralité de l'aide européenne suspendue à l'issue du scrutin législatif qui comme Françoise Castex, membre de la mission d'observation des élections palestiniennes, le rappelle "s'est déroulé de manière totalement conforme aux règles  démocratiques".

Les condamnations fermes doivent maintenant entrainer des initiatives politiques fortes

 La catastrophe humanitaire, sociale et politique n’a que trop durer et il faut aujourd’hui prendre des initiatives politiques fortes pour ramener les deux parties à la table des négociations rapidement. En réclamant la mise en place d’une force d’interposition internationale et l’organisation d’une conférence internationale pour la paix, la résolution du Parlement se montre donc plus engagée que les autres membres du quartet.
Cependant, le Parlement et l’Union européenne dans son ensemble se limitent encore trop aux déclarations incantatoires invitant à une résolution rapide du conflit, et la Commission et le Conseil restent toujours très timorés sur la question.

Les prises de position elles mêmes ne révèlent pas l’étendue de la cruauté infligée aux palestiniens. Si la résolution parle des 19 morts de Beït Hanoun, il faut en effet se rappeler que, sur les cinq jours d’offensive israélienne dans ce village, c’est en fait 80 personnes qui ont perdu la vie. De la même manière, la bande de Gaza n’est aujourd’hui que le miroir des nombreux ghettos organisés dans les territoires palestiniens : il existe actuellement plus de 600 checkpoints qui participent à l’enclavement du territoire palestinien et donc à l’asphyxie économique, sociale et médicale de la population. Il faut également rappeler la destruction de l’Institut médico-légal de Gaza par Tsahal, établissement financé par l’Union européenne et seul endroit qui permettait la réalisation d’analyses et d’autopsies.  

Les appels réitérés à la paix, s’ils sont nécessaires, se sont donc révélés largement insuffisants dans leur ampleur pour traduire l’atrocité de la situation mais également dans leur impact puisqu’elles n’ont pas permis jusque là d’arrêter l’escalade de la violence. Il faut aujourd’hui avoir recours à des moyens politiques plus importants et dissuasifs afin de forcer Israël à entendre la position de l’Union et infléchir sa politique militaire et économique désastreuse. Ces moyens existent mais la communauté européenne se montre frileuse à les utiliser. L’accord économique de partenariat entre l’Union européenne et Israël pourrait par exemple constituer un moyen de pression important dans d’éventuelles négociations entre les deux partenaires.

 

05/07/06 - Escalade de violence au Proche Orient

Le Parlement européen a débattu le mercredi 5 Juin 2006 de la situation au Proche-Orient en présence du Conseil et de la Commission. L'ensemble des groupes politiques ont souligné la gravité de la situation dans les territoires palestiniens et dénonce l'opération israélienne "Pluie d'été". Il est clairement apparu que les déclarations du Conseil de l'Union européenne faisant suite au communiqué qu'il a publié le 3 juillet 2007 sont très en deçà des attentes du Parlement européen exprimées dans sa résolution du 1er juin. La position du Conseil semble très déséquilibrée et ne correspond pas non plus à la situation de tragédie humanitaire qui s'aggrave de jour en jour dans les territoires palestiniens.

L'heure est grave au Proche-Orient. L'offensive israélienne sur les territoires palestiniens, la destruction d'infrastructures essentielles aux besoins élémentaires des palestiniens tel que la centrale thermique et électrique de gaza qui prive    750 000 personnes d'électricité, l'enlèvement de 64 parlementaires démocratiquement élus plongent le peuple palestinien dans une situation de crise humanitaire, économique et politique extrêmement préoccupante. Avant même les événements de ces derniers jours, le Parlement européen avait, dans sa résolution du 1er Juin, alerté l'Union européenne sur la nécessité de rétablir les aides de l'Union à destination des palestiniens dont les revenus ont baissé brutalement de 30%, dont plus de 60% vivent sous le seuil de pauvreté, plus de 40% sont au chômage.

Crise humanitaire. Les députés européens ont interpellé le Conseil et la Commission sur le nécessaire déblocage d'une aide communautaire importante en faveur des palestiniens. Le 23 Juin 2006, la Commission européenne a annoncé une contribution de 105 millions d'euros au mécanisme international temporaire, couvrant la santé, les services et les allocations sociales, pour aider les Palestiniens. Ce mécanisme développé par l'Union européenne à la demande du Quartet et approuvé par le Conseil européen, facilitera la délivrance d'une aide directe au peuple palestinien en vue de répondre à ses besoins fondamentaux. Ce mécanisme acheminera l'aide aux Palestiniens sans le faire transiter par le gouvernement formé par le Hamas. Elle portera le montant total du budget communautaire mis à la disposition des territoires palestiniens à 259 millions d'euros pour cette année (contre 500 millions en 2005), ce qui demeure insuffisant au regard de la dramatique situation.

Crise politique. Les parlementaires ont également interpellé le Conseil européen sur le fait qu'il n'ait pas demandé la libération des parlementaires palestiniens enlevés par Israël. Ils rappellent que l'Union européenne a dépensé 3 millions d'euros pour financer la mission d'observation des élections législatives en Palestine qui a conclu au parfait déroulé démocratique des élections. Il semble paradoxal de se donner les moyens de l'évolution démocratique et d'exclure par la suite de garantir son expression. De la même manière, de nombreux députés européens, se sont étonnés que l'Union européenne n'ait pas salué l'espoir suscité par l'accord conclu par l'ensemble des mouvements palestiniens, à l'exception du Djihad islamique, sur un document "d'entente national". Ce texte reprend le texte dit des "prisonniers", élaboré sous l'égide de Marwan Barghouti, il marque la reconnaissance implicite d'Israël par le Hamas et le début d'un processus qui doit aboutir au respect des exigences de la communauté internationale par le gouvernement palestinien. Si la Commission européenne, par la vois de la commissaire ne charge du dossier, a enfin salué ce mercredi 5 juillet ce pacte historique, le Conseil n'y fait toujours aucune référence.

Dans la période actuelle, décapiter le Hamas dont chacun reconnait qu'il a été légitimement élu est une grave erreur, d'autant plus que le Premier ministre palestinien avait donné des gages en signant l'accord d'entente nationale, faisant ainsi le choix de se couper des éléments les plus radicaux de Syrie. Le risque est maintenant important de voir la radicalisation l'emporter.

Libération des prisonniers. L'Union européenne demande la libération immédiate et sans condition du soldat israélien, le caporal Gilad Shalit. Les parlementaires demandent également la libération des 339 enfants palestiniens prisonniers en Israël. Au total, Israël détient 9000 prisonniers politiques palestiniens.

 L'Union européenne demande la libération immédiate et sans condition du soldat israélien, le caporal Gilad Shalit. Les parlementaires demandent également la libération des 339 enfants palestiniens prisonniers en Israël. Au total, Israël détient 9000 prisonniers politiques palestiniens.


21/06/06 - Crise humanitaire en Palestine

La délégation parlementaire en charge des relations avec le Conseil législatif palestinien s’est réunie ce mercredi 21 juin 2006 en présence de Leila Shahid, ambassadrice de l’autorité palestinienne auprès de l’Union européenne. Elle a exprimé sa vive préoccupation face à la détérioration de la situation dans les territoires palestiniens.

 
Leila Shahid et Françoise Castex

La crise humanitaire consécutive à la suspension de l’aide internationale et à la rétention des droits de douane perçus pour le compte de l’autorité palestinienne par l’Etat d’Israël (50 millions d’euros par mois) est alarmante. Les nouvelles modalités décidées par le Conseil européen des 16 et 17 juin ne répondent pas aux besoins. En effet, les crédits sont limités au secteur de la santé.

La délégation interparlementaire auprès du Conseil législatif palestinien a décidé, à l’unanimité, de maintenir l’invitation que le Parlement européen adressera au Conseil législatif palestinien et de peser pour que l’ensemble des groupes politiques représentés au Conseil législatif palestinien, y compris les membres du Hamas, soient autorisés à venir à Strasbourg.
Françoise Castex appuie cette démarche. Elle a déclaré que « la pire des attitudes serait d’isoler l’Autorité palestinienne de la communauté internationale et d’abandonner le peuple palestinien à la terrible crise politique qui le traverse. La communauté internationale et notamment les membres du Quartet (Union européenne, Etats-Unis, Russie et ONU) doivent prendre la mesure de leur responsabilité de la crise mondiale ».

Pour la Députée européenne socialiste, le Président Abbas n’a pas bénéficié de la part de la communauté internationale du soutien nécessaire pour renouer les négociations avec Israël  sur la base de la feuille de route. De même, la communauté internationale ne condamne pas la politique unilatérale d’Israël  qui consiste, de fait, aux tracés de nouvelles frontières sans concertation.

Françoise Castex soutient l’hypothèse avancée par la délégation interparlementaire auprès du Conseil législatif palestinien de demander l’envoi d’une force d’interposition en Palestine sous l’égide de l’ONU et de l’Union européenne.

 

01/06/06 - Pour une aide directe au peuple palestinien

Dans une résolution adoptée ce jeudi 1er juin, le Parlement européen invite le Conseil et la Commission à renforcer leurs initiatives en vue de garantir d'urgence une aide directe au peuple palestinien, aide qui devrait être canalisée par la Banque mondiale ou d'autres organismes internationaux. Les députés mettent l'accent sur la flexibilité et sur la transparence. Ils rappellent également la nécessité de respecter les accords du gouvernement précédent et d'abandonner la violence.

27/04/06 - Suspension de l'aide européenne au peuple palestinien

Vendredi 7 avril 2006, l'Union européenne et les Etats-Unis ont annoncé qu'ils suspendaient leur aide directe au gouvernement palestinien dirigé par le Hamas suite aux récentes élections législatives.

L’Union européenne est la première contributrice économique du peuple palestinien. Malgré cette aide, les conditions de l’occupation condamnent la majorité de la population à ne survivre qu’en deçà du seuil de pauvreté. Cette aide (de 500 millions d’euros en 2005) est absolument vitale pour la population qui vit sous occupation, dans des territoires dont l’économie est détruite par l’absence de liberté de circulation, par le vol des terres, le vol de l’eau, l’arrachage des oliviers qui constituent sa principale ressource agricole.

Visite de Mahmus Abbas au Parlement européen le 16.05.06
Visite de Mahmus Abbas au Parlement européen le 16.05.06

Françoise Castex, membre de la délégation interparlementaire auprès du Conseil législatif palestinien, s’est exprimée le 26 avril 2006 au Parlement de Bruxelles pour soutenir le maintien de l’aide économique aux palestiniens :

 

"Monsieur le Président,
Mes chers collègues,

J'étais membre, il y a six mois de la mission d'observation des élections palestiniennes. Au titre de cette présence de l'Union Européenne lors de cette consultation, je trouve paradoxale la décision du Conseil de suspendre l'aide économique de l'Union à l'Autorité palestinienne: on sanctionne les résultats après avoir soutenu le processus électoral et saluer sa bonne tenue. Est-ce vraiment servir la démocratie ? Suspendre l'aide revient à sanctionner le peuple palestinien dans son ensemble, non seulement les islamistes du Hamas, mais surtout les populations civiles, les enfants, les femmes, les pacifistes, les démocrates représentés dans les douze autres listes présentes lors des élections législatives.

C'est porter un coup fatal à  un Etat naissant et fragile car les premiers touchés seront les 150 000 fonctionnaires palestiniens, qui font vivre plus d'un quart de la population et assurent aussi les services sanitaires et éducatifs des territoires. La Banque Mondiale a déjà alerté sur les risques d'une crise humanitaire. L'aide internationale ne sert pas à soutenir tel ou tel parti au pouvoir. Conformément aux accords d'Oslo, elle assure l'existence de l'Autorité palestinienne et de ses services publics de base.

Je tiens solennellement à vous faire part de mon inquiétude et celle de beaucoup de citoyens européens : cette décision est contre-productive et va contribuer à renforcer le Hamas. Elle risque de radicaliser la population palestinienne.

Plus que jamais, la Palestine a besoin de l'aide internationale pour garder l'espoir d'une paix juste et durable.

Je vous remercie."


 Imprimer