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RECHERCHE

15/06/06 - Les eurodéputés définissent les priorités de la recherche européenne

Les activités de recherche au niveau de l'Union européenne et leur financement sont inscrites dans des programmes quinquennaux de recherche et de développement depuis 1984. Le Parlement européen a adopté ce jour, avec une large majorité, le rapport Buzek portant sur le septième programme-cadre de recherche et de développement (7ème PCRD).

Le soutien de la recherche européenne

Le 7ème PCRD s'inscrit dans la continuité du 6ème PCRD, avec une simplification des procédures administratives. Il met également en œuvre un ensemble de nouvelles mesures en faveur de la croissance et de l'emploi au titre du prochain programme financier 2007-2013 pour la mise en œuvre de la stratégie de Lisbonne. A ce titre, les parlementaires ont identifiés 10 thèmes de recherche prioritaires : santé;  alimentation, agriculture et biotechnologie; technologie de l'information et de la communication; nanosciences, nanotechnologies, matériaux et nouvelles technologies de production; énergie; environnement (y compris changement climatique); transport (y compris aéronautique); sciences socio-économiques et humaines; sécurité et espace.
Les parlementaires socialistes européens ont particulièrement soutenu la création du Conseil européen de la recherche et le traitement prioritaire de thèmes comme la santé, le développement durable et les énergies.

Un budget croissant mais en deçà des ambitions

 Au fil des années, le budget de ces programmes s'est accru sensiblement, passant de 3,250 milliards d'euros pour le premier programme-cadre à 50,524 milliards d'euros pour le 7éme PCRD qui vient d'être adopté.

Force est de constater que ce programme est le seul projet européen qui ait connu une augmentation (environ 30%) par rapport à la période précédente 2000-2006. Françoise Castex observe néanmoins que "ce budget n'est pas satisfaisant au regard de l'élargissement car l'Union européenne compte désormais 25 états membres sans compter l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie" et note que le lamentable résultat des négociations sur le budget européen 2007-2013 (voir Perspectives financières) en est en partie responsable. En effet, le rapport Buzek réduit de 300 millions d'euros le budget consacré aux infrastructures car les Etats membres n'ont pas donné l'argent nécessaire au budget européen pour 2007-2013. Or, 80% du financement des infrastructures relèvent des Etats membres qui auraient donc dû marquer leur engagement.

Lutter contre la fuite des cerveaux

Le programme-cadre pour 2007-2013 a pour ambition de soutenir l'ensemble des activités de recherche menée en coopération transnationale et de retenir les chercheurs européens qui, découragés par le manque de moyens, quittent l'Europe pour les Etats-Unis. De ce fait, les activités de soutien de la formation et de l'évolution de la carrière des chercheurs dénommées "actions Marie Curie", seront renforcées (+200 millions d'euros) en mettant d'avantage l'accent sur les aspects essentiels du développement des compétences et de l'évolution de carrière, et sur le renforcement des liens avec les systèmes nationaux. Les parlementaires ont également mis l'accent sur la participation des jeunes chercheurs et des femmes dans le monde scientifique.

 

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