Rapport Gallo: Show-biz 1 internautes 0
Mercredi 22 septembre 2010
Alors que le gouvernement français a lancé la chasse aux premiers “pirates”, la droite française a fait voter par le Parlement européen un rapport qui vise à renforcer les mesures de répression contre le “piratage” à l’échelle européenne.
Strasbourg- Le rapport Gallo qui doit tracer les grandes lignes des droits de propriété intellectuelle en Europe pour la décennie à venir a été adopté aujourd’hui par 328 voix pour, 245 contre et 81 abstentions. Soutenu par les autorités françaises, il préconise une logique répressive contre le partage de fichier en ligne et ce faisant recentre l’Europe sur une ligne pro-Hadopi et pro-ACTA.
Pour Françoise Castex, qui avait proposé une résolution alternative: “La droite refuse de faire évoluer le droit face au nouvel environnement numérique et n’a d’autre solution que de préconiser la sanction généralisée des usagers.”
Pour l’eurodéputée, “ce rapport prône la mise en place de mesures non législatives à l’instar de ce qui a été tenté, en France avec Hadopi, et dans le monde avec ACTA, afin de contourner l’autorité judiciaire. C’est la porte ouverte à des gendarmes et à une justice privées du droit d’auteur sur le Net”, poursuit la contre-rapporteure pour le groupe S&D.
Refusant l’amalgame entre contrefaçon des biens matériels – notamment les médicaments – et partage de fichiers numériques à des fins non commerciales, Françoise Castex a défendu dans sa résolution alternative “la possibilité d’une régulation positive du partage de fichier assortie d’un soutien aux nouveaux modèles de financement de la création comme la contribution créative.”
“En assimilant le partage de fichier à des fins non commerciales à de la contrefaçon et à du vol, Marielle Gallo et la droite européenne poussent, à la criminalisation de millions d’internautes par ailleurs consommateurs de musique et de films. Ce faisant elles dressent les artistes contre leur propre public sans leur assurer un centime de plus”, souligne l’eurodéputée socialiste.“Contrairement à ce qu’elle veut nous faire croire la droite européenne ne défend pas les artistes mais les industries et leur modèle obsolète.”
Au, final, Pour l’eurodéputée, “ce rapport, n’est rien d’autre que la continuité de la politique du Gouvernement français qui, se préoccupe davantage des intérêts des majors du disque et du monde du show-business que des libertés fondamentales des citoyens. Cette attitude est incapable de relever les défis de la création à l’ère du numérique!” FIN-
Le 22 septembre 2010.
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