Jegun. A propos de La Poste : 3 questions à Françoise Castex

Lundi 5 octobre 2009

200910050069_w350Article de la Dépêche du Midi publié le 5 octobre 2009

La mairie a ouvert ses portes pour le vote sur la privatisation de la Poste. A 11 heures, 139 personnes avaient déjà voté.

Rencontre avec la députée européenne, Françoise Castex, qui était venue voter à Jégun.

Êtes-vous concernée par ce vote ?

« Oui, et c’est un moment important. J’ai suivi cette affaire depuis le vote au Parlement européen, où j’avais voté contre cette ouverture à la concurrence. Le vote à Bruxelles, même si je le désapprouve, n’obligeait pas la France à modifier le statut de la Poste. Elle peut tout à fait rester entreprise publique et recevoir des fonds publics de l’État pour sa modernisation. Je suis très inquiète de la loi, qui va être votée, car elle ne garantit pas, sur le long terme, que la Poste reste un service public. »

Pourquoi privatiser, alors ?

« L’État doit de l’argent à la Poste, qui est une entreprise bénéficiaire. Que, d’ici 2010, il ait besoin de nouveaux capitaux, c’est sûr, car il y a eu ouverture du monopole à la concurrence. Mais l’État peut recapitaliser sans modifier le statut de la Poste. »

En cas de privatisation, que se passera-t-il ?

« La Poste va devoir acheter d’autres services postaux, dans d’autres États de l’Union européenne. Elle aura besoin d’argent et va être confrontée à des opérateurs privés, c200910050069_w350otés en Bourse. Dans cette conjonction, il est inévitable que la Poste entre dans une logique de profits. Le service à la population va se réduire, notamment en service rural. ».

Françoise Castex espère que ce vote va servir à donner un signal au gouvernement : « Il faut qu’il revienne sur ce projet et qu’il envisage un nouveau statut et une nouvelle façon de maintenir la Poste à 100 % publique. »

Imprimer | Envoyer à un ami


Les commentaires sont fermés.


Françoise Castex députée au Parlement Européen – Site Officiel de Françoise Castex - Flux RSS